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L’enfant est mort

 

L'enfant est mort dans Poèmes engagés 01182193

 

 

Addora mète, Addora mète[1]

Ouvrez les yeux et restez sages

Philosophes, journalistes et poètes

Regardez bien, ne ratez pas l’abattage

***

Le père qui lève haut le ton

Gesticule et crie très fort

Contre une rafale de plomb

Qui vient lui transpercer le corps

***

L’enfant n’est pas mort

Tous les journaux l’ont raconté

Dans les bras du père, il s’endort

Il aime ainsi être réconforté

***

Le père heureux et souriant

Avec son cœur de pur

Apprécie le sommeil de l’enfant

Retarde d’acheter la voiture[2]

***

Le père se lève fort et grand

Les coups proviennent de partout

Le corps du môme coule de sang

Comme un fou, il traversa tous les coups

***

Un ange nommé Israël

Descendit sans orgueil

Emporta l’enfant dans le ciel

Et obligea l’armée au recueil

***

Le petit oiseau sans orgueil

Va diffuser ce message

Il va le dire de bouche à oreille

Et va dévoiler toute l’image

***

La tristesse qui frappe le père,

Toutes les histoires qu’il tisse

Racontent partout sur la terre

Le beau sommeil de son fils

***

Le plomb qui est fait de fonte

A ébranlé un tout petit corps

Mais a éclaboussé de honte

Toute une humanité qui dort

***

Le plomb qui a retenti

A démoli le corps d’un enfant

Mais n’a pas atteint l’esprit

Il retentit puis revient

***

Réveillez-vous David et Goliath !

Regardez-les ces soldats fous

Qui ligotent des fillettes

En train de lancer des cailloux !



[1] « Addorra est mort, le petit s’appelait Mohamed Addorra » [2] Le père et son fils avaient l’intention de se rendre au grand marché pour l’acquisition d’une voiture utilitaire.

Publié dans Poèmes engagés | 4 Commentaires »

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