Les amoureux de la ville de Ur

IRAK, PAYS DE LA RICHESSE ET DE LA GLOIRE


Aux environs de la ville de Ur

Deux palmiers centenaires

Epris  dans une folle histoire d’amour

Se sont mis à échanger quelques vers

Les deux créatures qui s’aiment

Ont hébergé un joli oisillon

Qui traduira en illustres poèmes

Les paroles intimes de chacun

Elle :

Je regarde le ciel, je te vois !

Je regarde la mer, je te vois !

Je regarde l’horizon, je te vois !

Pousse-toi, s’il te plait,

Je veux voir la lumière.

Lui :

Quand je regarde le ciel,

Quand je regarde la mer,

Quand je regarde au loin,

Et je ne te vois pas

Je  perds mon humeur.

Tout devient amer

Je hurle de peur.

Reste ! Ne t’en vas pas,

Tu es mon bonheur.

Elle :

Tu me fermes le ciel.

Tu me pollues la mer

Tu m’obstrues l’horizon.

Tu m’étouffes, de l’air, de l’air, de l’air,

Lui :

Toutes les couleurs du ciel,

Ne sont que le reflet de tes yeux !

Tout l’azur de la mer, sa majesté et son ampleur

Ne sont pour toi que de simples serviteurs

Toute la terre, son horizon et sa grandeur

Ne peuvent  contenir un seul arome  de tes fleurs

Elle :

Tu me fermes le ciel,

Tu me pollues la mer,

Tu m’obstrues l’horizon.

Tu m’étouffes, Vas-t-en !

Ouf ! De l’air, de l’air, de l’air,

Arrive enfin le fameux mois d’avril

Avec ses vents,  ses pluies et ses armes

Bombarda les routes, les quartiers et les villes

Viola le paysage  et détruisit  tout son charme

Engloutit tout le pays dans le noir

Empêcha les enfants de pleurer

Démolit en profondeur tout  territoire

Dévasta jardins, oasis et vergers

Le premier palmier plaisantin

Attendit curieusement de voir naître

La silhouette de son vieux copain

Mais hélas, l’ami tarda d’apparaître

Le deuxième palmier amoureux

A accepté comme convenu de partir

Il a toujours été généreux

Et refuse de voir son amie souffrir

Le premier palmier malheureux

N’arriva plus à voir l’horizon

Attendit impatiemment l’amoureux

Qui n’apparut plus  aux environs

Le deuxième palmier agressé

De voir son espace bataillé

Décida vite de ramasser

Un des obus mitraillés

Il partit vite vers les cieux

Regardant longuement le soleil

Un ange palmier lui fit des adieux

Avant de se livrer  au sommeil

Le premier palmier au déboire

Se rendit compte du grand tort

Arrêta de respirer et de boire

Et sombra à jamais au remord

Cet article a été publié le Jeudi 6 novembre 2008 à 18:10 et est catégorisé sous Poèmes engagés. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

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