Paris

Paris se couvre dans sa brume
Telle une reine dans son voile
Pour se dévoiler, elle s’assume
Sous une lumière matinale
Qui, tantôt s’éteint, tantôt s’allume
Puis se démet et s’emballe
Et lui ôte une écorce d’amertume
La préparant au prochain bal
Comme je t’aime Paris, la capitale et le capital !

 

Paris l’amour aux sentiers et aux ruelles
Aux coins des églises et aux parcs des jardins
Au milieu de la foule et dans les grandes citadelles
On s’enlace, on se berce et on se prend par la main
Puis, on fredonne tous les airs habituels
On escalade les immeubles et à l’immédiat, on descend
Et après des dizaines de prouesses sensuelles
On accourt dans tous les sens et après on s’étreint
Comme je t’aime, Paris des autres et des miens

 

Paris la fête matin et soir
Paris l’amour à cent ans
Paris l’honneur et la gloire
Paris l’encens, les arômes et les parfums
Paris la détresse et le désespoir
Paris le goût et le palet de tous les vins
Paris les fûts et les immenses réservoirs
Paris la classe et le sens des humains
Paris l’insens, le surhumain et l’inhumain

 

Moi qui souffre et qui peine
Je me repose et je respire
Quand je flâne près de la Seine
Parmi les mâts de ces navires
Une bouffée d’air dans mes veines
Qui me donne la force de réagir
Sans fatigue, sans souci et sans gêne
Sans s’intimider et sans rougir
Paris des plaintes et des soupirs

 

Quand je flâne à Montparnasse
Tous les soirs au crépuscule
Pour siroter un thé de glace
Ou un cocktail qui stimule
Dans les cafés sur les terrasses
Et quand l’aurore se dissimule
Aux ronds points des grandes places
Dans ma tête, tout s’éclaircit et se bouscule
Paris, je t’aime quand tu flambes et quand tu brûles

 

Au bord du Quai d’Anatole France
La où se parent les bateaux mouches
Les uns se frôlent et se lancent
Les autres boudent puis se touchent
Au bruit des jeunes qui s’invitent à la danse
D’autres s’embellissent et se douchent
Quand ils regardent les gens qui passent
Dans une écluse qui, pour s’ouvrir, elle se bouche
Comme je t’aime, Paris l’essence et la souche !

 

Dans les bus et aux métros des banlieues
Ces belles dames qui suffoquent de colère
Dans ce grand Paris intrigant et curieux
Ce Paris de tristesse et de galère
Mais dès qu’elles ouvrent les yeux
Et quand elles parviennent à regarder par terre
Elles puissent implorer le grand Dieu
Entre leurs nombreuses crises de nerfs
De leur sauvegarder le Paris de la paix et de la guerre

 

Tu m’envoûtes et tu me tues
Tu crées l’ensemble de mes envies
Tu m’aliènes et tu t’en fous
Tu m’enflammes toute la vie
Tu m’as habilement abattu
Mais je suis heureux et ravi
De t’avoir si bien connu
Car tu me redonnes de l’élan et de la survie
A toi, Paris la mort, Paris la vie!

 

Je m’en vais décidément
Mais je ne suis pas mécontent
Même si j’ai un malaise de parcours
Qui va m’accompagner pour longtemps
Je vais t’envoyer des poèmes tous les jours
Qui te rappelleront de temps en temps
Mais sans remord ni détour
Toutes les belles choses de l’Orient
A toi, Paris le respect et la passion

 

Si je peux émettre un souhait
Qui me tient et serre le cœur
Rappelle-toi qu’au prochain mois de mais
Je ne serai pas présent pour les fleurs
Car je ne peux pas t’offrir des œillets
En gage d’amour et de bonheur
Mais à la place, des rameaux d’olivier
Qui en séchant, dégageront mille odeurs
A toi, Paris l’indiscrétion et la pudeur

Cet article a été publié le Mercredi 5 novembre 2008 à 10:37 et est catégorisé sous Mes Envies. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

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